Cacao: La Côte d’Ivoire et le Ghana en Colère menacent

La Côte d’Ivoire et le Ghana qui sont colère contre les chocolatiers, menacent de boycotter la réunion des 23 et 24 octobre prochain des chocolatiers à Berlin.

Les deux plus grands producteurs mondiaux de cacao ne sont pas du tout contents des chocolatiers. À l’issue d’une réunion du comité d’experts tenue les 9 et et 10 octobre à Abidjan, dans le cadre de la coopération Côte d’Ivoire-Ghana, les deux Etats ont mis en évidence leur mécontentement.

Le communiqué qui a sanctionné ce rendez-vous, lu par Carine Poé, secrétaire de séance, est clair : « Le mécanisme du prix plancher basé sur le différentiel du revenu décent de 400 dollars la tonne a reçu l’adhésion de toutes les parties prenantes de la chaîne de valeur du cacao en tant que système parfait permettant de servir un revenu décent à tous les producteurs de cacao sans exception dans les deux pays. Pourtant il a été constaté que les chocolatiers insistent davantage sur leurs programmes de durabilité et de certification au détriment de ce mécanisme qui a pourtant un impact plus important sur l’ensemble des producteurs », ont déploré les deux pays.

C’est pourquoi, la Côte d’Ivoire et le Ghana ont réexaminé les programmes actuels de durabilité et de certification des chocolatiers. Dans ce sens, ont-ils fait savoir, « une ferme décision sur la poursuite ou l’arrêt de tous les programmes de durabilité et de certification dès la campagne 2019-2020 sera communiquée aux parties prenantes par le Conseil café-cacao et Ghana cocoa board ».

En clair, lors de la réunion de partenariat de la Fondation mondiale du cacao à Berlin les 23 et 24 octobre 2019, la Côte d’Ivoire et le Ghana risquent de briller par leur absence. Les deux pays d’Afrique de l’ouest représentent à eux seuls 60% de l’offre mondiale de cacao. Le mécanisme du prix plancher basé sur le différentiel du revenu descend de 400 dollars la tonne sur la campagne prochaine, celle de 2020-2021, devrait permettre aux producteurs d’avoir au moins 1000 F CFA le kg de cacao. Le refus des chocolatiers d’accepter cet accord suscite à l’évidence le courroux des deux pays producteurs.

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